Avec 22 autres sénateurs nous avions pris l’engagement de ne pas
voter « en l’état » le projet de réforme de la Taxe Professionnelle. Si nous étions d’accord pour l’allégement fiscal pour les entreprises, nous contestions les
modalités de la réforme concernant les finances locales. Nous avons tenu
parole, avec la commission des finances du Sénat, nous avons radicalement
changé le projet de loi.
Nous avons obtenu une « période probatoire » de 6 mois avant
l’application définitive de la loi. Au cours de cette période probatoire, une
mission parlementaire auprès du gouvernement veillera aux nécessaires
simulations, évaluations, et corrections (SEC), avant le vote définitif à l’issue
de la période.
Nous avons renforcé les finances du bloc communal. En effet, les
communes et leurs intercommunalités recevront 26,5% de la contribution sur
la valeur ajoutée au lieu des 20% prévus dans le texte de l’assemblée
nationale. C’était essentiel pour le lien entre communes et activité
économique. L’assiette de cette contribution a aussi été élargie aux
entreprises de 500.000€ à 152.000€ de CA. L’État assurera le dégrèvement
pour ces entreprises.
Nous avons amélioré l’autonomie financière des collectivités
territoriales de 8 Milliards d’euros par le transfert de 4 Milliards d’euros de
dotations de l’Etat en ressources propres. Cette avancée était une exigence
des décentralisateurs que nous sommes, les girondins modernes.
L’État, par la voix de Madame Christine LAGARDE, Ministre compétent
et ouvert, a pris devant le Sénat, des engagements forts pour la nécessaire
péréquation au bénéfice des territoires fragiles. Les départements en
difficultés financières bénéficieront de la solidarité nationale.
En changeant profondément cette réforme, le Sénat a été à la hauteur
de sa mission au service de notre « République décentralisée ». Quant a nous,
nous resterons vigilants jusqu’au vote final après la commission mixte paritaire
et nous serons mobilisés ensuite pour une juste mise en oeuvre de cette
réforme.
